Test : Dirt 5, le nouveau jeu de rallye sur PS4 par Lucas

par | 5/11/2020 | Articles, Jeux video, Sony, Tests Sony | 0 commentaires

Premier jeu de courses des consoles next-gen, Dirt 5 est également un nouveau départ pour la licence qui en devient plus arcade.

DIRT 5

 

Genre : Jeu de courses

 

Développeur : Codemasters Cheshire

 

Éditeur : Codemasters

 

Supports : PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X, Stadia

 

Classification : 3+

 

Date de sortie : 6 novembre 2020

Synopsis :

Aux commandes de dizaines de bolides de catégories diverses, vous devrez vous imposer sur des circuits du monde entier contre des pilotes aussi acharnés que vous.

Pour ceux qui découvrent la licence, déjà bien installée, des DIRT, vous devez savoir qu’initialement les jeux proposaient des courses rallye techniques et aux collisions punitives. DIRT 5 nous met sur la ligne de départ de courses plus abordables pour le grand public, misant sur des drifts boueux et des séances d’échanges de peintures avec la concurrence. On se rapproche de DIRT Showdown, un spin-off nous faisant découvrir les dangereuses compétitions de stock-cars.
 
 
 
 
 
 
 
 

Les développeurs de Codemasters ont donc de l’expérience dans les jeux de courses énervées. Ils sont ainsi permis d’expérimenter une approche nouvelle. Dès le menu, l’aspect “déjanté” du jeu se montre par des couleurs pétantes et la diffusion d’un podcast peu drôle. L’esthétique des icônes, des stickers collables sur notre voiture et les designs des circuits rappellent SSX On Tour, pour ceux qui connaissent. Les très nombreuses pistes sont richement animées. Que ce soit par une météo dynamique qui nous permet de rouler sous une neige orageuse, ou devant un soleil couchant qui laisse place à une route seulement éclairée aux phares. Les néons et lance-flammes qui agrémentent les bords du décor, la végétation dense, le terrain irrégulier qu’il soit de boue, de glace ou de sable, tout cela permet d’avoir des circuits très variés et superbes.

Les diverses disciplines que présentent DIRT 5 sont toutes découvrables dans le mode Carrière qui se résume à une succession de courses, et de défis. Aucune histoire n’est réellement proposée si ce n’est le fameux podcast oubliable. Au travers de dizaines de types de courses, allant du Pathfinder, à l’Ultra Cross, ou l’Ice Breaker, dont chacune est jouable avec toutes les catégories de voitures, les possibilités de jeu en sont illimitées.

Et les voitures ? Le côté arcade se fait ressentir dès les statistiques des véhicules, qui sont résumés à Performance et Maniabilité. On trouve donc peu de différence entre les voitures et il est rare d’en changer quand on en a trouvé une nous convenant. Dommage, au vu de la multitude de propositions, et catégories si différentes comme les 4×4, les buggy, les voitures de sprint aux roues plus petites d’un côté que de l’autre, aux voitures de rallye des années 80, etc. Peu importe les engins, elles sont toutes splendides et détaillées, du moment que l’on ne s’approche pas trop.

La nervosité des courses et des voitures est malheureusement gâchée par une gestion des collisions hasardeuses. Si sur une piste vous pouvez avoir des impacts violents entre voitures, celles-ci ne subiront pas plus que cela le choc. Trop vissées au sol, les véhicules ne réagissent pas suffisamment aux coups ou étrangement, comme lorsque ma voiture tenait droite comme un i après avoir percuté un rocher. Les murs invisibles, trop proches du bord de route, ne vous laissent pas le choix en vous ramenant brutalement sur la piste ou en vous faisant réapparaître automatiquement. On ne retrouve pas la physique des précédents DIRT et l’IA agressive de DIRT Showdown. Contre les coureurs non-humains, attendez-vous à les voir rouler en file, jusqu’à ce qu’un élément perturbateur, vous, intervienne. Peu de naturelle et d’aléatoire donc, quand vous ne vous en mêlez pas.

L’énorme plus du jeu est son mode écran splitté, devenu si rare à présent. Avec le confinement, c’est le jeu idéal à jouer avec sa moitié, ou son coloc, ou toutes autres personnes squattant votre domicile. Ainsi, même le mode Carrière est disponible pour deux joueurs sur le même canapé. D’autant qu’il n’en revient pas uniquement au joueur 1 de gagner ou accomplir les défis, tout peut-être fait par les deux joueurs et la récompense est commune. Une idée qui donne des points à Codemasters à mes yeux. Pour compléter cette review, voici donc celui de ma partenaire de routes avec qui j’ai échangé des coups de pare-chocs.

L’avis de ma femme

Dirt 5 pour une fan de voitures à gros moteurs et de courses comme moi, c’est un vrai plaisir. Encore plus quand ce plaisir peut être partagé, grâce au mode Carrière à deux. Le jeu est assez travaillé sur les décors, le choix des courses et leurs variétés ainsi que le nombre de voitures. Également, on peut personnaliser tous les véhicules et laisser libre cours à notre créativité.

Le gameplay est assez simple et les néophytes ne seront pas perdus. J’ai aussi apprécié la météo évolutive qui fait ressortir le côté « naturel » des courses. Contrairement à Dirt Showdown que j’ai pu testé pendant plusieurs heures, il n’y a pas cet esprit de compétition féroce entre les IA et nous. Elles sont souvent à la « queue leu leu » et suivent parfaitement les trajectoires sans rencontrer le moindre pépin. Ce côté là m’a beaucoup déplu. On doit forcer et être à l’origine de la bataille pour qu’elles réagissent. Aussi, les voix off qui animaient les courses dans Showdown et que j’aimais beaucoup ont ici disparu. Concernant les véhicules, on gagne suffisamment d’argent rapidement pour pouvoir s’offrir le bijou de nos rêves, on ne joue donc qu’avec une infime partie du garage.

D’ailleurs, les statistiques des voitures ne sont pas assez poussées à mon goût, on aura seulement droit à une note à l’américaine type A ou B. Cela ne nous aide pas suffisamment pour différencier les capacités des bolides. Foncez si vous aimez les jeux de rallye et que vous avez quelqu’un avec qui jouer régulièrement car les IA ne vous satisferont pas pour une vraie bataille en course.

Mon avis

Accro aux virages pris à grands coups de frein à main, DIRT 5 m’a apporté de bonnes sensations de vitesse. Les paysages et animations des circuits sont du bonbon pour les yeux et ne font que rendre plus excitantes chaque course. Une certaine maîtrise des pistes que l’on se retrouve à prendre à de folles vitesses sont un régal à partager en écran scindé. Le mode en ligne est peu occupé pour le moment et n’a pas pu être testé. Il promet cependant plus de rivalité que ce que donne les IA. Enfin le mode Playground vous permet de créer vos pistes et défis. Un plus acceptable qui ne démarque pourtant par DIRT 5 de la concurrence. Le jeu de Codemasters nous permet de nous défouler, et son esthétique y incite, mais il manque de nervosité et de punitions dans les confrontations avec les autres voitures. De bonnes heures à passer sur un jeu qui essaie de renouveler sa licence de manière encore sage.

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