Test : Ghost of Tsushima sur PS4, par Max !

par | 4/10/2020 | Articles, Articles à la une, Sony, Tests Sony | 0 commentaires

Le 17 Juillet, le studio Sucker Punch nous a délivré l’une des (dernières) grosses cartouches de la PS4 : Ghost of Tsushima.

 Ghost of Tsushima

 

Genre : Action RPG

 

Développeur : Sucker Punch

 

Éditeur : Sony

 

Supports : PS4

 

Classification : 18+

 

Date de sortie : 17 Juillet 2020

Cette chronique a été réalisée après avoir joué une vingtaine d’heures sur PS4

Synopsis : Jin Sakai, samouraï à l’époque du Japon féodal, tente de repousser l’invasion Mongole. Son oncle capturé, c’est à lui que revient la lourde charge de recruter des alliés et de mener le combat pour la résistance.

 

La beauté d’un soleil levant 

 

Visuellement, Ghost of Tsushima est à la limite de l’irréprochable. La péninsule nippone est un vrai délice à parcourir et à observer. Le décor parvient à être vivant et dépaysant, sans pour autant être un simulateur de balades à cheval. Il faut saluer ici l’intelligence des développeurs, qui se sont concentrés sur le Level design et sur des détails très concrets (animation de l’herbe ou du vent, modélisation des arbres, textures des montagnes, présence d’animaux sauvages etc.) et non sur des effets de lumières gourmands et tape à l’œil, ce qui permet une fluidité et un rendu très correct, même sur une PS4 vieillissante.

Mention spéciale à l’absence de mini carte, remplacée par l’apparition de courant d’air vous indiquant la direction de votre objectif. Une excellente idée qui permet d’avoir un ATH épuré et, de fait, une plus grande immersion. Une belle inspiration donc, qui se retranscrit par une grande bouffée d’air à l’écran.

 

Japassassin’s Creed

 

Là où l’originalité est moins présente, c’est dans le squelette du jeu. En effet, on nous propose ici un Open World tout à fait classique composé, bien évidemment, de missions faisant avancer l’intrigue principale, de missions secondaires développant des intrigues tout aussi secondaires, de petits défis permettant d’améliorer le personnage, de babioles diverses à collectionner (qui ne sont pas toujours qu’esthétiques, il est vrai).

Les joueurs réclamaient un Sekiro moins difficile ? Plus accessible ? Le voici. Hasard du calendrier ? Peut-être. Attention, ce n’est pas un défaut en soi. Il est juste regrettable de s’apercevoir que, jusque-là, la surprise s’arrête au travail esthétique.

Entre idées géniales et absurdités

 

Il y a à boire et à manger en ce qui concerne le gameplay. Si vous avez déjà joué à un Action RPG comme The Witcher, Assassin’s Creed ou Shadow of Mordor, vous savez à quoi ressemble le gameplay de Ghost of Tshushima. Nos amis de Sucker Punch ont décidé de reprendre cette recette populaire et efficace, tout en y ajoutant leur patte. Certains ajouts sont d’excellentes idées, mais certaines absences se font clairement ressentir.

En point positif, on peut notamment citer le système d’engagement d’un combat dans lequel vous défier en duel l’un de vos adversaires. Lorsque celui-ci s’avance vers vous, vous avez une fraction de seconde pour dégainer votre sabre et le tuer dans le même geste. Cet effet cinématographique est particulièrement réussi, en particulier lorsque vous enchainer plusieurs ennemis à la suite, ce qui le rend vraiment spectaculaire.

Le système de posture est, lui aussi, bien pensé. Selon l’ennemi qui vous fait face (armé d’une lance, d’un sabre ou deux, avec un bouclier etc…) vous pouvez adapter votre posture de combat à la manière d’un « pierre feuille ciseau » de façon à toujours garder l’avantage. Chaque posture donne accès à une palette de coups différente, offrant ainsi une profondeur supplémentaire au gameplay.

Mais toutes les idées ne sont malheureusement pas bonnes. Votre pire ennemi, à l’instar des premiers jeux en 3D, sera la caméra. En effet, celle-ci ne se verrouille pas sur l’ennemi que vous ciblé lors d’un combat, ce qui donne lieu à des séquences totalement absurdes ou votre glorieux samurai se battra avec acharnement contre … le vent. Et plus il y a d’ennemis, plus les situations sont grotesques. Cela n’a l’air de rien, mais l’absence de verrouillage rend le jeu très crispant et vient souvent gâcher le plaisir.

Sans surprise, on note la présence du système d’infiltration et de combat à l’arc employés par absolument tous les jeux du genre. Certains gadgets comme les bombes de fumées ou les dagues de lancer sont amusants à utiliser mais rendent le jeu beaucoup trop facile.

L’avis du testeur sur le jeu 

 

 

Au final, il n’y a pas grand-chose à dire sur ce Ghost of Tsushima. Quasi-parfait visuellement, un scénario correct, une bonne durée de vie, un gameplay légèrement « japonisé » mais qui reste dans la lignée de ces homologues. Le titre de Sucker Punch est tout à fait symptomatique d’un effet de mode omniprésent à notre époque : Quand on ne veut pas prendre de risque, on fait un FPS ou un Action RPG en Open World.

Ce genre de jeu, quand il possède un niveau de production suffisant, ne peut pas être mal noté, et trouvera toujours un public. Ubisoft a compris cela très tôt et l’a appliqué à bon nombre de ses licences ce qui transforme ce type de produits, même venant d’autres studios en copie conforme de copie déjà copiées…

Ghost of Tsushima est donc l’un de ces jeux génériques, certainement pas mauvais, mais loin d’être excitant, enveloppé dans un écrin brillant qui séduira les amateurs de beaux graphismes et de paysages japonais dépaysants.

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