Test : Mutant Year Zero : Road to Eden, version Switch !

par | 9/10/2019 | Articles à la une, Jeux video, Nintendo, Sony, Tests Nintendo, Tests Sony, Tests Xbox, Xbox | 0 commentaires

XCom a semble-t’il encore encore de beaux jours devant lui. La recrudescence du genre sur Switch laisse entrevoir un bel avenir pour ce genre de RPG assez particulier. Mutant Year Zero a t’il des chances de ce démarquer et de trouver une place sur l’hybride de Nintendo ?  

Mutant Year Zero : Road to Eden Deluxe Edition

Genre : RPG Tour par Tour, Stratégie, XCom Like

Développeur : The Bearded Ladies Consulting

Éditeur : Funcom Oslo AS

Supports : Switch, PS4, XBox One

Classification : 16+

Date de sortie : 30 Juillet 2019

 

Test réalisé en 15 heures de jeu environ

L’univers post-apo qu’il vous faut
 
 
 

Si je vous dis XCom Like, vous allez me dire XCom Kezako !? Sans vous parler du titre phare du style, je vais plutôt m’attarder sur le genre qui est devenu culte dès 1994. Pour faire simple il s’agit d’un jeu tactique au tour par tour où les scènes de combats sont entrecoupées de phases d’explorations en temps réel. Il faudra donc se promener sur la map pour y découvrir des coffres ou matériaux. C’est en vous déplaçant sur la carte que vous irez bon gré mal gré vers les ennemis et les affronter dans une phase de combat en case par case. Le résultat donne un RPG Tactique assez dynamique et qui laisse peu de temps à l’ennui. Les plus malins d’entre-vous auront remarqué que le style rappel énormément un certain Mario et les Lapins Crétins…

Canard Laqué

 

Vous êtes dans un monde qui a sombré dans le chaos, logique pour un monde post apocalyptique… Vous vivez dans l’Arche, une cité qui accueille humains et mutants, dernier bastion d’une civilisation qui court à sa perte après une épidémie d’envergure et surtout à cause d’une apocalypse nucléaire.
On débute le jeu avec deux personnages (un homme sanglier Bormin et un canard anthropomorphe du nom de Dux). J’avoue que le début est assez mystérieux, car on nous envoie au casse pipe immédiatement sans trop nous expliquer quoi que soit. Les autres membres de l’équipe vous rejoindront par la suite dont une chasseuse et une femme-renard aux capacités évidemment toutes différentes. On s’aperçoit rapidement que nous allons diriger des personnages pas comme les autres, aux caractères biens trempés. Clairement la force première du jeu est cette écriture autour des héros, avec notamment de l’humour puissant et noir, assez souvent sans retenu. Le scénario pourra paraître un peu léger, mais il n’est jamais bancal et tient continuellement la route.

 

 

 

Phacochère ? Phacochère ? J’ai une tête de …

 

Le jeu est graphiquement très beau, même sur Switch, malheureusement un détail, un gros détail me pose problème. J’ai pris beaucoup de plaisir à combattre dans ces forêts boisées de nuit, dans ces zones dévastées où les effets de lumières sont vraiment biens travaillées… Mais, et là j’en appelle aux développeurs, pourquoi le jeu est-il illisible en mode portable !? En effet, les textes sont minuscules lorsque l’on tient la console dans nos mains. Cela rend immédiatement le titre moins fun, on se concentre sur cette petite typographie et on se désole à se promener un peu partout dans les zones à s’attarder à chercher des objets qui traînent. Dommage car le titre en jette visuellement. Certes ce n’est pas aussi beau ici que sur Xbox One par exemple, mais ce titre à l’univers post-apocalyptique claque plus encore que Hard West et je ne parle même pas de Mario et les Lapins Crétins.

Outre les phases d’affrontement et les phases d’exploration “La Zone” où vous devrez récupérer pièces et objets, il faudra passer souvent chez le marchand pour les améliorations d’armes et compagnie, le topo habituel pour un RPG en fait. Il y aura aussi les compétences de votre équipe à upgrader régulièrement si vous ne voulez pas vous faire dézinguer rapidement. Votre intelligence ne fera pas tout malheureusement, surtout dans le mode le plus difficile. A vous arracher les cheveux, tant la difficulté est ardue.

Skills passifs ou actifs le tableau de bord est parfaitement explicite et tout se fera de façon assez intuitif. J’avais beaucoup apprécié Hard West et Mario et Les Crétins concernant la simplicité et on la retrouve ici aussi, même si pour le coup elle est bien plus complète que les titres que je viens de nommer.

 

Restez Caché !!

 

Comme Hard West, mais aussi comme Metal Gear Solid, il faudra rester le plus discret possible. Comprenez que lorsque vous partez en mission vous allez rencontrer des troupes ennemis. Il ne faudra pas rentrer dans leur champ de vision (où du moins le plus tard possible) sous peine de lancer immédiatement la partie combat. Pour vos déplacements, naturellement vous pourrez avancer normalement à découvert, mais aussi devenir silencieux ce qui vous permettra d’être plus ou moins discret. Cette discrétion, qui sera utile pour vous positionner au mieux pour votre prochaine attaque…. Ainsi il vous est possible de vous la jouer gros bourrin ou fin technicien. Et agile et habile il faudra l’être, car Mutant Year Zero ne vous laissera que peu de chance de survie. Un mauvais équilibre est à noter concernant la difficulté, les troupes adversaires sont diaboliques dans les niveaux de difficultés élevées, tandis que la fragilité étrange de vos troupes vous fera grincer des dents. Il vous faudra ainsi bien réfléchir avant de vous lancer. Enfin vous noterez que les membres de votre équipe sont de piètres tireurs d’élite ! Parfois même très proche de vos adversaires ils vont être capable de louper la cible ! incompréhensible, sauf si on nous explique qu’ils ont tous Parkinson, d’autant que les ennemis eux sont plus doués que nous ! Bizarre…

C’est ma guerre !

 

A part le difficulté assez aléatoire donc, l’autre souci c’est la mollesse des combats. C’est mou, beaucoup plus que XCom et moins dynamique que Mario et les Lapins Crétins. La possibilité d’utiliser des armes à courte, moyenne et longue portées, s’élancent lentement et donnent le sentiment que tout est au ralentit, ça manque cruellement de patate. Dur ! Mais on a aussi une étrange sensation avec les éléments destructibles où l’on peut se mettre momentanément à couvert. Effectivement de tous petits éléments arrivent à nous protéger comme s’ils étaient de gros murs. Je dis nous, mais il s’agit plus des adversaires que de votre canard ou votre sanglier de service. Agaçant.

 

L’avis du testeur sur Mutant Year Zero ? 

 

Derrière ces soucis de difficultés abracadabrantesques, Mutant Year Zero se tient tout de même debout, fier d’être un très bon RPG Tactique au tour par tour.
Mais qu’est-ce qui fait que ce titre mérite tout de même une certaine attention ? Et bien c’est peu, mais c’est essentiel, il s’agit des personnages, de leur charisme et de l’univers qui gravite autour de l’Arche. Il est juste dommageable que dans l’histoire il n’y ai pas de moments forts et qui nous prennent aux tripes.

Jeux similaires ?

 

Les jeux similaires et comparables de qualités ont tous été nommé dans ce test. Evidemment il y a XCom premier du nom et sa trilogie parus à la fin des années 90 ou bien les reboot appelés XCom et Xcom 2, mais aussi Hard West qui se déroule au Far West et enfin, plus adapté aux enfants Mario + Lapins Crétins : The Kingdom Battle.

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