Schwarz Ragnarök, dilemme cruel pour la survie de l’humanité !

par | 21/12/2020 | Articles, Articles à la une, Chroniques Mangas, Mangas | 0 commentaires

C’est sans aucune information ni recherches personnelles préalables que je me suis lancée dans la lecture des deux premiers tomes de Schwarz Ragnarök et je dois dire que j’ai été plutôt décontenancée par ce que j’ai pu lire et observer.

Schwarz Ragnarök

Titre original : 天黒のラグナロク

 

Titre traduit : Tengoku no Ragnarok

 

Auteur : scénarisé et dessiné par Yuuki Imada

 

Éditeur français : Kurokawa

 

Éditeur original : Shôgakukan

 

Date de sortie : début au Japon en 2017, début en France en juin 2020

 

Nombre de tomes : 4 tomes au Japon (série terminée), 3 tomes en France.

 

Prix : 7,65€

Synopsis :

Gram, le guerrier aux mains couleur d’ébène doit protéger sa sœur Thrasilla… afin qu’elle puisse mourir.

 

Derrière ce paradoxe se cache une horrible vérité : Thrasilla a été choisie pour être « l’offrande », un sacrifice humain destiné à apaiser l’incarnation du Mal qui se manifeste sur Terre une fois tous les dix ans ! Pour Gram, le choix est cornélien : sauver sa sœur ou sauver le monde ? Quelle sera sa décision ?

 

Aux frontières de la cruauté banale et du karma, le rideau se lève sur une épopée où seules brillent d’infimes lueurs d’espoir au milieu des ténèbres !

Cette chronique a été réalisée après avoir lu les deux premiers tomes de ce titre.

 

On suit donc l’histoire de Gram, un paladin très puissant au service de la nation. Les humains, menacés par le Mal à l’appétit vorace, ne peuvent vivre tranquillement qu’au prix d’un sacrifice humain qui doit être fait tous les dix ans. Et cette fois, c’est la sœur de Gram qui a été désignée comme sacrifice. La mission de Gram est donc de ramener sa sœur avant que le Mal ne se réveille afin qu’elle soit sacrifiée pour le salut de l’humanité.

Cruel n’est-ce pas ? Et bien voilà tout l’enjeu du titre. La question est simple : Pour sauver la vie de nombreux innocents et empêcher l’extinction de l’humanité, seriez-vous prêts à sacrifier la vie d’un être cher ?

C’est le dilemme que va vivre Gram. Quel que soit son choix, il devra en assumer les conséquences et vivre avec sa conscience.

 

Un style chaotique à l’image de l’histoire qu’on nous raconte…

 

Déjà ce qui frappe d’emblée c’est le trait particulièrement sombre et dur des dessins. Pour parler du style graphique, ça m’a rendu confuse : en fait le style n’est pas fixe, j’ai eu l’impression de voir plein de styles de dessin se mélanger à tel point qu’il est difficile à mon sens de s’y retrouver. D’autant plus que parfois j’ai trouvé l’action difficile à comprendre lors des scènes de combats.

 

Personnellement, j’aime avoir une « patte » artistique définie et surtout reconnaissable. C’est très important pour moi car ça m’aide à accrocher plus facilement à une œuvre.

 

Je retiens tout de même quelques planches plutôt sympa et surtout beaucoup d’expressivité sur les illustrations centrées, sur le visage de Thrasilla par exemple.

Si le style est si chaotique c’est parce qu’il sert relativement bien à montrer la violence complètement désinhibée et omniprésente du titre. Et quelle violence ! Je dois dire que je ne m’attendais pas à de telles scènes gores.

Autant vous dire que le sang gicle abondamment et que démembrements et mutilations sont au programme dès les premiers chapitres !

Autour de la thématique principale du sacrifice sous tous ses aspects, viennent se greffer plusieurs autres thèmes et concepts pour le moins intéressants qui sont toutefois amenés maladroitement.

Heureusement dans le tome 2, l’histoire se pose un peu plus pour nous laisser le temps d’apprécier et comprendre toutes les péripéties que vont devoir vivre Gram et Thrasilla.    

Frère et sœur à la destinée tragique…

 

Si le premier tome ne servait sans doute qu’à nous faire le topo niveau intrigue, il sert aussi et surtout à nous présenter notre duo de protagonistes.

Le moins qu’on puisse dire c’est que Gram le grand frère et Thrasilla la petite sœur sont tout en contraste. Littéralement opposés l’un à l’autre par leur psychologie, mais également dans leurs représentations. Des représentations très sombres pour Gram alors que Thrasilla est dans la clarté d’une case blanche.

De prime abord, je trouve qu’il est difficile de s’attacher à Gram, tant à cause de sa carrure imposante que par ses actes violents pourtant biens intentionnés. Rien qu’en regardant la couverture du premier tome, même si on peut se dire que Thrasilla semble protégée par l’imposante carrure de son grand frère, on ne m’ôtera pas l’idée que Gram fait trop « méchant » pour être un bienfaiteur… surtout quand on voit ses grosses mains autour du cou de sa délicate soeurette !

Sachez tout de même que ma vision de Gram a changé à la lecture du deuxième tome et que j’arrive un peu mieux à saisir le personnage tragique qu’il est…

Malgré un démarrage un peu bancal sur bien des points au premier tome, le deuxième tome rattrape bien le coup et c’est donc avec une petite curiosité que je vais poursuivre cette lecture.

Pas la lecture du siècle certes, mais mine de rien les thèmes abordés et les révélations chocs, me pousse à vouloir connaître le fin mot de l’histoire…

 

A qui s’adresse Schwarz Ragnarök ?

Déjà, c’est une série courte donc pour les personnes qui ont envie d’une petite histoire sans trop se ruiner ça me semble être un bon deal.

Attention tout de même car vu le nombre de scènes gores et la violence ambiante du titre, je ne le recommande pas à tout le monde.

Les amateurs d’histoires tragiques, de drames et de dark fantasy sauront y trouver leur compte.

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